Etude sur le redoublement : la France au 5e rang !

Une récente note de l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques) révèle une étude comparative sur le redoublement. La France obtient le 5e rang des pays ayant le plus recours à cette méthode éducative, derrière Macao (Chine), la Tunisie, le Brésil et l’Uruguay. La France décroche donc la première place en Europe pour son taux record. Néanmoins, le pays est suivi de près par le Luxembourg, l’Espagne, le Portugal et la Belgique. Selon l’étude, 36,9 % des élèves français de 15 ans ont effectué au moins un redoublement au cours de leur scolarité alors que la moyenne annoncée pour l’ensemble des pays étudiés est de 13 %. En revanche, de nombreux systèmes éducatifs n’ont quasiment jamais recours à cette option comme c’est le cas en Finlande, en Islande, en Serbie ou encore en Slovénie, où plus de 97% des élèves déclarent n’avoir jamais redoublé. En Norvège, en Corée ou au Japon, cette pratique serait même inexistante !

Face à de tels écarts, l’impact du redoublement sur le niveau scolaire éveille la curiosité. Pourtant, face aux chiffres, l’efficacité du redoublement semble modérée. Les résultats de l’étude PISA 2009 révèlent en effet que « les pays affichant un taux de redoublement élevé sont également ceux où les élèves sont les moins performants ». Le rapport de l’OCDE met également en évidence les coûts du redoublement, non négligeables. Ces coûts englobent les frais de l’année supplémentaire d’étude effectuée par l’élève mais également le coût d’un retardement de l’entrée sur le marché du travail. A titre indicatif, l’OCDE annonce que pour des pays comme la Belgique, l’Espagne et les Pays-Bas, le coût du redoublement représenteraient au moins 10% des dépenses annuelles destinées à l’enseignement primaire et secondaire.

Retrouvez la note complète de l’OCDE sur : www.oecd.org

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1 Commentaire »

  1. Marie a dit

    Le 1 août 2012 @ 16 h 46 min

    Oui mais faire passer en classe supérieur un élève qui n’a pas le niveau n’est pas judicieux pour l’enfant. Un élève en échec scolaire est détecté dès le premier trimestre quelle que soit la classe. Et dès le début, il ne faut pas laisser les lacunes s’agrandir et s’accumuler. Je conseille le recours à des professeurs particuliers compétents et de confiance pour soutenir l’élève pourquoi pas tous au long de l’année.

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