Harcèlement scolaire : une campagne de sensibilisation lancée hier !

Le harcèlement scolaire touche plus d’un élève sur 10. Selon une enquête sur le climat scolaire au collège, réalisée par le chercheur Eric Debarbieux et dévoilée en octobre dernier, une majorité d’élèves se sent bien dans leur établissement mais environ 10% se disent « harcelés », dont 6% « sévèrement ou très sévèrement ». Pour lutter contre ce fléau, le ministère de l’Education nationale a lancé, mardi 24 janvier, une vaste campagne de sensibilisation à la télévision et sur internet.

Le harcèlement scolaire peut aller du vol de goûter aux insultes, jusqu’aux coups, au racket ou aux violences sexuelles. Chacun des spots met en scène ces différentes formes de harcèlement via des histoires réalistes tournées avec de jeunes comédiens non professionnels. Objectif de la campagne : lever le tabou sur « cette forme de violence à bas bruit aux conséquences parfois dramatiques et irréversibles ». Mais aussi responsabiliser élèves, parents et personnels de l’éducation afin de faire reculer le phénomène. A chaque fois, l’histoire du film est vue à travers le regard du même élève témoin qui au final intervient pour dénoncer le harcèlement.

Cette campagne s’inscrit dans la suite des « états généraux de la sécurité à l’école » de 2010 et surtout des « assises nationales sur le harcèlement à l’école » de mai 2011, qui avaient mis en exergue la nécessité de créer une panoplie d’outils institutionnels.

Le harcèlement scolaire peut entraîner perte de confiance, échecs scolaires, troubles psychologiques, dépressions, voire conduites suicidaires. Pour rappel, la veille de la rentrée des vacances de Noël, une jeune fille de 12 ans s’était suicidé avec le fusil de chasse de son père près de Lens. Sa mère avait affirmé qu’elle avait commis ce geste parce qu’elle était harcelée par des camarades au collège.

Tout le monde s’accorde pour juger cette campagne bénéfique et indispensable. Le syndicat de parents d’élèves FCPE a jugé cette campagne « utile ». Jean-Jacques Hazan, le président de la FCPE, a en revanche déploré la suppression de nombreux postes  dans les établissements scolaires. François Hollande, le candidat socialiste à la présidentielle a fait le même constat et a regretté que le nombre de surveillants ait été « divisé par deux depuis 2004. Il a proposé d’augmenter le nombre d’adultes dans les établissements et de créer un « nouveau métier de la prévention et de la sécurité », dans lequel seraient formés des personnels de l’Education, placés de « façon permanente » dans ces établissements.

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