Le CESER soutient l’apprentissage dans l’enseignement supérieur

Suite à une séance plénière du Conseil économique, social et environnemental régional d’Île-de-France le 30 juin 2011 concernant l’apprentissage dans l’enseignement supérieur, le CESER annonce le rapport adopté à l’unanimité en séance. Le rapport du CESER dresse un état des lieux de la situation de l’apprentissage dans le supérieur en Île-de-France, trace des enjeux et des perspectives pour son développement et avance des propositions en direction des élus régionaux. La Région d’Île-de-France, par les compétences qu’elle détient en matière d’apprentissage, les objectifs qu’elle se fixe (100 000 apprentis) et les financements qu’elle apporte, joue un rôle essentiel dans ce domaine.

Un apprenti du supérieur sur trois est francilien

Sur les 97 521 apprentis du supérieur en France (2008-2009), 1 sur 3 est francilien. L’Île-de-France est la région qui génère le plus grand nombre de contrats en apprentissage. L’apprentissage régional a progressé globalement de 34 % en 10 ans et de 120 % dans le supérieur. Le maintien de cette dynamique est lié à l’évolution du statut de l’apprenti, aux mesures fiscales incitatives pour les employeurs et au subventionnement par les Régions des premières années de vie active de jeunes du supérieur, via l’apprentissage.

L’apprentissage facilite l’insertion dans l’emploi

Pour le CESER, il existe encore des marges de progression qui doivent se concrétiser dans les crédits consacrés au développement des effectifs et aux financements de cette filière de formation qui apporte une réelle valeur ajoutée en termes d’accès et de socialisation dans l’emploi. Ainsi, en 2009, sept mois après la fin de leur formation, 76,8 % des apprentis du supérieur se déclarent en emploi, 18,3 % d’entre eux sont à la recherche d’un emploi et les 4,9 % restants se partagent entre stage et inactivité.

Unir les efforts et surmonter les cloisonnements

Les multiples acteurs publics et privés, qu’il s’agisse de l’État qui a en charge la formation professionnelle initiale supérieure, la Région, responsable de l’apprentissage, les branches professionnelles, les entreprises, les organismes consulaires, doivent unir leurs efforts et surmonter leurs cloisonnements pour s’assigner comme objectifs :

– de construire de véritables parcours de formation susceptibles de répondre, au plus près et le mieux possible, aux besoins des jeunes et du marché du travail ;

– de faire face aux évolutions de la demande sociale et économique ;

– de contribuer à orienter les flux financiers vers des formations adaptées à l’emploi et à son évolution, tout en préservant des contenus de formation qui permettent des reconversions et des évolutions dans les parcours professionnels.

Le CESER recommande que le niveau III soit développé en priorité au sein de l’apprentissage dans le supérieur en accompagnant plus particulièrement l’accès au BTS pour les jeunes issus de bac pro ainsi que l’ouverture de sections de BTS en apprentissage en dépassant les blocages financiers actuels par une concertation Etat-Région et autres partenaires concernés.

Plus d’infos sur : www.ceser-iledefrance.fr

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