Grève demain dans l’Éducation nationale

Plusieurs syndicats de l’Éducation nationale appellent à la grève et à manifester, demain, notamment contre la réforme de la formation des enseignants.

La FSU, et la Ferc-CGT, fédération enseignement de la CGT, ont appelé, jeudi dernier, les personnels «à participer massivement», demain, à un mouvement de grève. Celle-ci devrait entraîner la mise en place dans certaines écoles primaires du service minimum d’accueil. La FSU et Ferc-CGT, qui critiquent les «50.000 suppressions de postes d’enseignants en cinq ans», réclament «des recrutements à la hauteur des besoins». Ils exigent aussi une «réelle revalorisation» des enseignants, «l’amélioration des conditions de travail» et la titularisation des précaires.

Le Snes-FSU en première ligne

Principal syndicat des professeurs du secondaire, le Snes-FSU appelle également les personnels à refuser la réforme du lycée présentée, jeudi, par le ministre de l’Education nationale, Luc Chatel. Ce projet ne suscite guère, cette fois, d’opposition lycéenne, contrairement à la précédente mouture, retirée fin 2008. Ainsi, l’UNL, première organisation, appelle simplement, demain, à des «réunions débats» sur la réforme et «les lycéens qui le veulent à rejoindre les manifestations contre les suppressions de postes». Il mécontente, en revanche, le Snes, opposé à «l’autonomie» donnée aux lycées pour organiser certains horaires, et aux baisses des horaires de certaines disciplines pour placer dans la semaine l’«accompagnement personnalisé».

Haro sur la réforme de la formation des enseignants

La réforme la plus critiquée reste, cependant, celle de la formation des enseignants, qui vise à recruter les professeurs au niveau master 2 (bac+5) et donne la formation aux universités via des masters. Luc Chatel et Valérie Pécresse (Enseignement supérieur) viennent, en effet, de décider que les concours auront lieu durant l’année de master 2, que les épreuves seront davantage axées sur le savoir disciplinaire que la pédagogie, et que les masters seront plutôt généralistes, pour permettre aux étudiants ayant raté les concours de se reconvertir plus facilement. Ces choix ont suscité un tollé et l’Unef appelle, elle aussi, à manifester demain, car elle estime que la seconde année de master, avec concours, mémoire de recherche et stage devant classe, sera trop lourde pour les étudiants. Des manifestations seront organisées à Paris et en province.

Source : http://www.letelegramme.com

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